L’Orchestre national de Belgique se bat contre sa fusion avec la Monnaie

Appelé à fusionner avec l’Orchestre du Théâtre royal de la Monnaie d’ici 2026, l’Orchestre national de Belgique défend son existence propre et lance une pétition.

L’Orchestre national de Belgique se bat contre sa fusion avec la Monnaie
Théâtre royal de la Monnaie, à Bruxelles (©Corbis)

Le rapprochement est en marche, une date butoir – 2026 – a même été annoncée, mais l’Orchestre national de Belgique n’accepte pas pour autant sa fusion avec l’Orchestre du Théâtre de la Monnaie. La phalange belge a donc lancé une pétition, faisant valoir que « fort d’une tradition longue de presque quatre-vingts ans, l’ONB assure sa mission culturelle à merveille ».

Avancé par le ministre en charge des institutions culturelles fédérales Didier Reynders comme seul moyen de « garantir un avenir », ce « redéploiement » prévoit de garder une seule formation d’environ 130 musiciens servant prioritairement le Théâtre de la Monnaie, mais également une saison musicale, projet salué par le directeur de la Monnaie Peter De Caluwe.

Pour les musiciens du National, il ne s’agit pas d’un redéploiement, mais bien d’une « absorption par l’Orchestre royal de la Monnaie afin de renforcer leur programmation ». Interrogé par la RTBF, le clarinettiste Julien Beneteau défend la mission de service public de l’orchestre auquel il appartient, ajoutant « nous avons une présence sur le territoire qui est demandée et nécessaire ». Dans ce pays où la question linguistique est si régulièrement problématique, on remarque que les villes indiquées par les signataires de la pétition sont autant francophones que néerlandophones…

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