L'Orchestre des jeunes de Catalogne à l’assaut du Corum de Montpellier

L’une des ambitions du Festival Radio France Occitanie Montpellier est de mettre en lumière de jeunes artistes. Cette année, l’Orchestre national des jeunes de Catalogne était invité pour interpréter la 3e symphonie de Mahler.

L'Orchestre des jeunes de Catalogne à l’assaut du Corum de Montpellier
L'Orchestre national des jeunes de Catalogne à Montpellier, © Marc Ginot / Festival de Radio France

Sur la scène du Corum, un groupe de jeune se prend en photo, instruments à la main. C’est la fin de la répétition pour les musiciens de l'Orchestre national des jeunes de Catalogne. Après une tournée en Espagne, ils interprètent la 3e Symphonie de Mahler dans la grande salle Berlioz, au Festival Radio France Occitanie Montpellier. « Une œuvre énorme », commente le chef de l’ensemble, Manel Valdivieso. C’est la première fois que l’orchestre, qui rassemble des artistes âgés de 18 à 25 ans joue à l’étranger. Elena, bassoniste, affirme ne pas réaliser qu’elle est ici, « c’est assez inattendu ».

Après avoir invité l’Orchestre des jeunes américains l’année dernière, Jean-Pierre Rousseau, directeur du Festival, avait à cœur de recevoir un autre ensemble de jeunes musiciens, pour démontrer que « partout, et pas seulement au Venezuela avec l’Orchestre symphonique Simon Bolivar, il existe des ensembles qui forment les jeunes à la discipline symphonique ». Avec cette année, un clin d’œil à l’identité catalane de la nouvelle région d’Occitanie.

Fondé il y a 24 ans, l’Orchestre national des jeunes de Catalogne est un ensemble qui offre à ses musiciens « de solides bases dans la pratique orchestral, aussi tôt que possible », explique le chef Manel Valdivieso. Les jeunes musiciens sont auditionnés chaque année et ils travaillent un répertoire classique « de haut niveau », détaille le chef. Cet été c’est donc la 3e de Mahler qui était au programme, « certainement la pièce la plus difficile que j’ai jamais interprétée », confie Elena. « A la fin du 6e mouvement, plusieurs musiciens sont en larmes parce que c’est une œuvre vraiment très émouvante », ajoute Jaume, premier violon.

Pendant les répétitions l’ambiance est studieuse, mais une fois les partitions fermées, ce sont les éclats de rires, entre deux notes de tuba, qui résonnent dans la salle. Quant aux jeunes chanteurs du chœur qui les accompagnent, ils ne cessent simplement jamais de chanter. Que ce soit devant le Corum, en marchant, ou à la terrasse d’un restaurant de l’esplanade, sous le regard amusé des serveurs qui miment les mouvements d’un chef d’orchestre, avec l’addition en guise de bâton.

« Bien s’entendre est primordial si l’on veut jouer ensemble », explique Jaume. Ce concert, c’est leur dernier avant les vacances, « et on va sans aucun doute aller fêter ça » racontent les deux jeunes. Mais avant de les laisser partir, Manel Valdivieso a quand même tenu à leur rappeler qu’à la rentrée, c’est Beethoven et Brahms qui les attendaient. «De quoi continuer à travailler encore un peu son instrument pendant l’été », termine, dans un sourire, le chef d’orchestre.