L'Orchestre de Paris sera rattaché à la Philharmonie en 2019

L'Orchestre de Paris, jusque-là entité indépendante, sera intégré à la Philharmonie de Paris, d’ici à 2019, ont annoncé le ministère de la Culture et la mairie de Paris.

L'Orchestre de Paris sera rattaché à la Philharmonie en 2019
Inauguration de la Philharmonie de Paris avec l'Orchestre de Paris, © Maxppp / Charles Platiau

En 2019, c'est officiel, l’Orchestre de Paris fusionnera avec la Philharmonie de Paris. Cette décision a été prise par le ministère de la Culture et la mairie de Paris qui financent la formation musicale respectivement à hauteur de 60% et 40%. 

Principale formation en résidence à la Philharmonie, l’Orchestre de Paris, qui a fêté en 2017 son 50e anniversaire, était jusque-là une structure indépendante. « En créant l’Orchestre de Paris en 1967, ses pères fondateurs, André Malraux et Marcel Landowski  lui ont confié la mission d’être le fer de lance de la vie symphonique française », indique un communiqué du ministère. Le document poursuit : « Françoise Nyssen et Anne Hidalgo ont décidé de donner un élan renouvelé à cette ambition, en faisant pleinement bénéficier l’Orchestre de Paris du contexte dynamique créé par le formidable succès de la Philharmonie de Paris ». 

Depuis son ouverture en 2018, la Philharmonie a accueilli plus de 3,5 millions de visiteurs. En 2017, le taux de remplissage des concerts a été de 92% selon les chiffres de l’établissement public, financé à 80% par l'Etat.

« Ce n’est pas une fusion pour supprimer des emplois »

La mission de cette fusion a été confiée à Laurent Bayle, président de la Philharmonie. Selon lui, l'objectif est d’offrir une plus grande visibilité à l'Orchestre de Paris, qui gardera son nom. Grâce aux « contacts de la Philharmonie dans le monde entier », ce rattachement va « permettre à l'Orchestre un rayonnement plus fort sur le plan international », a-t-il indiqué à l’AFP. Il va aussi faciliter la coordination entre les mécènes des deux structures.

« J'ai toujours pensé que le succès de la Philharmonie était important, mais qu'on avait aussi fait ça pour que la France ait un orchestre qui soit rapidement reconnu dans le top des phalanges mondiales », a précisé Laurent Bayle. Il a ajouté que les contrats des musiciens et du personnel administratif seront respectés. « On n'est pas dans le vilain mot fusion, ce n'est pas une fusion pour supprimer des emplois », a-t-il assuré.

avec AFP