L’opéra et orchestre de Montpellier répond à la Chambre régionale des comptes

Face à un rapport très critique de la Chambre régionale des comptes, l’Opéra et orchestre de Montpellier affirme avoir entrepris de gros efforts de restructuration et de « normalisation ».

L’opéra et orchestre de Montpellier répond à la Chambre régionale des comptes
© CHROMORANGE/picture-alliance/Newscom/MaxPPP

Dans un rapport publié vendredi 23 septembre, la Chambre régionale des comptes jugeait sévèrement la gestion et l’organisation interne de l’Opéra et orchestre de Montpellier. Effectif surdimensionné, programmation « appauvrie », larges indemnités pour les dirigeants … Les critiques étaient nombreuses sur la tenue de l’association, entre 2009 et 2014. Face à ces observations, la direction de l’Opéra a tenu à se justifier sur plusieurs points, dans un texte disponible en ligne, avec le rapport.

Pour Didier Deschamps, le président de l’association, ce rapport présente une « photo » de l’opéra à une époque où la maison était « la victime collatérale des querelles politiques entre les deux successeurs de Georges Frêche, le président de l’Agglomération, et le président du Conseil régional ». De plus « des conflits internes d’une rare violence autour de Jean-Paul Scarpitta, le nouveau directeur général choisi à son départ par René Koering pour lui succéder » ont « entièrement paralysé le fonctionnement de la Maison et toutes les velléités de nos prédécesseurs ».

La situation politique, selon le directeur, a eu pour conséquence une « catastrophe budgétaire », avec la perte de trois millions d’euros de subventions « en l’espace de quelques mois », suite à des baisses de dotation du Conseil général et du Conseil régional en 2013. Ainsi, l’Opéra affirme avoir mis en place un plan de redressement et de restructuration « ambitieux » pour résorber son déficit structurel, « qui commence à porter ses fruits ».

Réforme interne

« L’essentiel, c’est le constat, réconfortant pour nous, que la quasi-totalité de vos observations concernent surtout des problèmes de forme ». Dans sa réponse, Didier Deschamps tient à démontrer que, depuis l’enquête, l’Opéra a mené un grand chantier de remise en règle de son fonctionnement. Les statuts de l’association ont été actualisés, et un nouvel organigramme a été établi. Quant au Conseil d’administration, qui pour les contrôleurs était alors une simple « chambre d’enregistrement », Didier Deschamps reconnaît qu’elle en avait tout l’air à l’époque, toujours « dans le contexte politique très particulier de l’époque ». Mais il affirme que « ce n’est absolument plus le cas aujourd’hui ». Il ajoute : « nos conseils d’administration sont le théâtre d’échanges nourris et de débats intenses ».
Dans sa conclusion, le président dit regretter que ce document « présente aujourd’hui une image un peu négative de notre Maison, qui ne correspond plus en rien à la situation actuelle ». Il souhaite cependant « rester positif » et espère que « ce rapport permettra, lors de la prochaine inspection (…) de constater tous les progrès qui ont été accomplis depuis 2014 ».

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