L'Opéra de Paris en pleine santé selon son bilan 2017

L'Opéra national de Paris vient de publier un bilan d'activité très positif pour l'année 2017. Le directeur général Stéphane Lissner a réussi à redresser les comptes après une année 2016 compliquée.

L'Opéra de Paris en pleine santé selon son bilan 2017
Une répétition de Benvenuto Cellini de Berlioz mis en scène par Terry Gilliam, à voir du 17 mars au 14 avril à Bastille, © AFP / François Guillot

Ce mercredi 14 mars, le conseil d'administration de l'Opéra national de Paris s'est réuni pour adopter le compte financier de l'année 2017. Stéphane Lissner, le directeur général de l'établissement peut être satisfait de son bilan. Après une année 2016 difficile, marquée par des grèves et les attentats, l'Opéra de Paris affiche un « résultat d'exploitation de 3,48 millions d'euros », ce qui lui permet d'atteindre une « capacité d'autofinancement de l'ordre de 14,27 millions d'euros », nous apprend un communiqué de presse. 

Interrogé dans le quotidien Les Echos, Stéphane Lissner précise que cette dernière somme permettra à l'Opéra « d'investir dans des travaux ». L'Opéra de Paris peut également se vanter d'avoir battu quelques records, notamment en ce qui concerne les recettes de billetterie qui s'élèvent à 74,4 millions d'euros. Ce bon résultat découle de la bonne fréquentation des deux salles de Bastille et Garnier, avec un taux de remplissage de l'ordre de 91,4%, dont 23% sont des étrangers. Au total, 840 378 spectateurs ont assisté aux 421 spectacles proposés par l'Opéra de Paris en 2017.

Autre record, celui du mécénat avec 15,69 millions d'euros récoltés, soit « une hausse de 13,2% par rapport à 2016, et de 70% par rapport à 2014 » indique le communiqué. Il faut également souligner les bons chiffres des visites du Palais Garnier, qui progressent de 21%. Stéphane Lissner indique avoir réussi à maîtriser le budget de fonctionnement avec une progression de la masse salariale de l'ordre de 1,9%. 

Le directeur général de l'Opéra de Paris précise avoir réussi à contenir le budget de production, à hauteur de 40,9 millions d'euros, « un niveau nettement inférieur à 2016 », ce qui rapproché aux recettes de billetterie a permis de dégager un solde de 35,4 millions d'euros. Toujours dans Les Echos, Stéphane Lissner déclare s'être fixé un « coût plateau - pour le chef d'orchestre, les chanteurs, les figurants - à ne pas dépasser, de 87 000 à 90 000 euros par représentation ». Il précise que pour gagner de l'argent, le Palais Garnier doit générer 180 000 euros et 350 000 euros à Bastille.