L'Opéra de Genève saccagé en marge d'une manifestation

Le Grand Théâtre de Genève a été vandalisé samedi 19 décembre au soir en marge d'une manifestation non-autorisée contre des coupes budgétaires dans la culture. Les émeutiers s'en sont pris à la façade de l'opéra en la maculant de peinture noire et de graffitis divers.

L'Opéra de Genève saccagé en marge d'une manifestation
grand théâtre genève vandalisé

La ville de Genève, d'ordinaire si paisible, ne s'en remet toujours pas. Samedi 19 décembre au soir, environ 500 personnes ont manifesté de manière non-autorisée dans le centre-ville pour dénoncer certaines coupes budgétaires touchant des lieux de culture alternative.

Les organisateurs de la contestation avaient lancé un appel sur les réseaux sociaux appelant à "prendre la rue pour qu'elle soit autre chose qu'un espace de circulation automobile et de vitrines de luxe [...] car l'avenir de nos lieux de fête et de culture est menacé ". Les manifestants ont indiqué dénoncer le fait que "l'Etat de Genève subventionne en grande majorité le Grand Théâtre, un lieu de culture bourgeoise pratiquant des tarifs inaccessibles aux plus nombreux ".

Une trentaine d'invididus parmi les manifestants s'en sont alors pris à plusieurs lieux : des boutiques de luxe, des banques et surtout l'Opéra de Genève, bâtiment datant du XIXe siècle et dont la façade a été vandalisée. Des jets de peinture noire et de toutes les couleurs, ainsi que diverses inscriptions sur lesquelles on pouvait lire : "Bouffons les riches ", "Les riches sont moches " ou encore "Bute ce flic dans ta tête ".

Selon un porte-parole de la police genevoise "les dégâts sont considérables ", le montant des réparations pourrait se chiffrer à plusieurs dizaines de millieurs de francs suisses. Il n'y a eu aucune interpellation malgré l'intervention de la police pour bloquer l'avancée des manifestants mais les forces de l'ordre comptent bien lancer une enquête afin d'appréhender les principaux participants.

Dans une déclaration à La Tribune de Genève, le chef du département de la sécurité de la ville Pierre Maudet s'est dit "furieux et scandalisé par ce saccage intolérable ". "On a affaire à une bande de casseurs professionnels ", a-t-il accusé, estimant qu"il faut maintenant poursuivre en justice et condamner sévèrement les auteurs ".

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