Etats-Unis : l’industrie musicale se met en pause pour dénoncer le racisme et les violences policières

Aux Etats-Unis, maisons de disque, artistes et salles de spectacle se mettent à l’arrêt ce mardi 2 juin, pour dénoncer le racisme, après la mort de Georges Floyd. Plusieurs institutions lyriques ont également partagé des messages de soutien au mouvement Black Lives Matter.

Etats-Unis : l’industrie musicale se met en pause pour dénoncer le racisme et les violences policières
En mémoire de George Floyd, à Minneapolis aux Etats-Unis, © AFP / Kerem Yucel

Une semaine après le début du mouvement de contestation contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis déclenché par la mort de George Floyd, l’industrie musicale a décidé de mettre à l’arrêt ses activités ce mardi 2 juin, en soutien au mouvement Black Lives Matter. 

L’initiative a été lancée avec le mot-clé #TheShowMustBePaused (le spectacle doit faire une pause) par deux cadres de l’industrie musicale, Jamila Thomas et Brianna Agyemang, deux femmes noires qui appellent à interrompre le travail pour entamer une « discussion honnête, réfléchie, sur les actions à prendre collectivement pour soutenir les communautés noires ». 

« Les activités ne vont pas reprendre comme avant, sans attention portée aux vies noires (…) Ce n’est pas une initiative de 24h. Nous allons mener ce combat à long terme. Un plan d'action sera annoncé », annoncent les deux femmes. 

Sony Music, Warner Music Group, Universal Music, les plateformes Deezer et Spotify, ainsi que de nombreux labels indépendants précise l’AFP,  participent à ce Black Out Tuedsay, (mardi débranché), « une journée pour observer, prendre contact et s’organiser », indique Universal Music. Sony Music annonce « une journée d'action consacrée à des changements significatifs dans notre société, dès maintenant et dans l’avenir ». 

Le Carnegie Hall, salle de concert New Yorkaise, mais aussi des artistes comme Quincy Jones ont rejoint le mouvement « C'est difficile de trouver les mots, parce que j'ai fait face au racisme toute ma vie », a tweeté le producteur et musicien. 

Le soutien des institutions lyriques

Le weekend dernier, plusieurs institutions lyriques ont également fait par de leur soutien au mouvement Back Lives Matter, en publiant des messages en faveur de l’inclusion et de la diversité. Parmi elles, le Lyric Opera de Chicago, l’Opéra du Maryland, l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, l’Orchestre philharmonique de new York, l’American Guild, l’Orchestre de Philadelphie et le Metropolitan Opera de New York qui a écrit sur twitter « Il n’y as pas de place pour le racisme dans les arts. Il n’y a pas de place pour le racisme à New York. Il n’y a pas de place pour le racisme dans ce pays, ainsi que dans le monde entier. » 

Un message qui a cependant suscité de nombreuses réactions de la part des internautes, invitant l’institution à programmer plus de compositeurs noirs et à retirer de son site la rediffusion d’une production de Aïda de Verdi datant de 2018 avec la chanteuse Anna Netrebko, le visage et le corps noircis de maquillage.