Jamais seul avec... Emmanuel Rossfelder

Même confinés, nous ne serons jamais seuls grâce à la musique et aux musiciens. Le guitariste Emmanuel Rossfelder partage avec nous un instant musical.

Jamais seul avec... Emmanuel Rossfelder
Jamais seul avec... Emmanuel Rossfelder

Pourquoi avoir choisi de jouer ce morceau aux auditeurs de France Musique ?

Il s’agit de « Dedicatoria » d’Enrique Granados. Une dédicace, donc, que je fais aux médecins, aux soignants, et à tous ceux qui, en ces temps troublés, nous rendent la vie plus facile. Je la joue souvent en bis. Je l’ai aussi interprétée en hommage à mon maître Alexandre Lagoya. C’est une pièce pleine d’émotions et en même temps pleine de fraîcheur.

Comment vivez-vous ce confinement ? Comment s’organise la journée ?

C’est un confinement studieux. Je travaille beaucoup ma guitare. J’arrête quand j’ai vraiment mal au dos car je ne suis pas assis sur  ma chaise habituelle. Et, dans le même temps, je m’amuse bien : on se laisse porter tout au long de la journée. Sur Internet, sur Youtube, je suis passé, en quelques heures, du piano d’Horowitz à celui de Keith Jarrett en finissant par une interview de Bernard Blier.

Et puis j’ai la chance d’être à Cabourg donc, même si on ne peut pas se promener sur la plage, il y a une quiétude, le bon air marin. Et puis il y en a un qui est aux anges, de nous avoir en permanence, ma compagne et moi : c’est le chat (voir la vidéo).

Un disque à écouter en cette période ?

Je réécoute beaucoup les anciens, Yehudi Menuhin en particulier. Son double concerto de Jean-Sébastien Bach avec David Oïstrakh, c’est un bonheur absolu. Je me rends compte que j’ai un confinement assez nostalgique, tourné vers le passé.

Un film ?

Le passé, là encore : je regarde des westerns avec John Wayne ; des Chaplin également. Je voue aussi une passion pour « Columbo » : je connais chaque épisode par cœur, je sais le détail qui fera tomber l’assassin. J’adore l’esprit et son côté justicier qui fait tomber les puissants.

J’ai par ailleurs revu le quart de  finale France/Brésil de la Coupe du Monde de Football de 1986 avec beaucoup de plaisir. Et je me suis rendu compte qu’ils courent bien moins vite qu’aujourd’hui !

Un livre ?

Je suis fou de bande-dessinée et j’ai tout rapatrié ici en Normandie. Je retrouve Achille Talon, les Rubrique-à-brac de Gotlib, les Rahan aussi. Tout ça avec un nouvel œil.

Je me suis aussi lancé dans « A la Recherche du Temps Perdu » de Marcel Proust. Même si je dois avouer que, pour l’instant, je n’en suis encore qu’au début (rires) !

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