Fusion à l'horizon pour l'Orchestre national de Belgique et celui de la Monnaie

Dans le cadre de la réforme des institutions culturelles fédérales voulues par le gouvernement belge, l'Orchestre national de Belgique et l'Orchestre du Théâtre Royal de la Monnaie sont appelés à fusionner à l'horizon 2026. Un rapprochement envisagé pour assurer l'avenir des musiciens, dixit le ministre belge Didier Reynders.

Fusion à l'horizon pour l'Orchestre national de Belgique et celui de la Monnaie
Le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles. (© Philippe Turpin/BENELUXPIX/MAXPPP)

N'y voyez pas là un moyen de faire des économies. Le ministre en charge des institutions culturelles fédérales Didier Reynders l'affirme : il s'agira d'un "redéploiement " des effectifs des deux orchestres : le National de Belgique et celui de la Monnaie.

A l'horizon 2026, les deux ensembles sont appelés à ne faire plus qu'un et ce, afin d'assurer leur perennité. "Seul le rapprochement des deux orchestres est de nature à garantir un avenir à la condition impérieuse qu'il soit artistiquement stimulant " indique le communiqué du cabinet du ministre, basé sur un rapport commandé à Jean-Marie Blanchard, ancien directeur du Grand Théâtre de Genève et actuel directeur du Wagner Geneva Festival.

C'est ainsi que la date lointaine de 2026 a été annoncée, afin de mettre en oeuvre dès l'année prochaine des mesures pour éviter un plan de licenciement brutal en lissant les effets de la réforme. Le rapport table sur des non-remplacements de départs à la retraite pour éviter les licenciements secs.

A terme, l'orchestre unifié devrait compter 130 musiciens dirigés par un seul directeur musical, dont la nomination pourrait être effective dès 2016. S'agira-t-il d'Alain Altinoglu, tout juste nommé à cette même fonction à la Monnaie ?

La formation servira "en priorité la programmation du Théâtre Royal de la Monnaie " et assurera également une "saison musicale (symphonique, musique de chambre, musique baroque, musique contemporaine) variée et de qualité " précise le ministre.

A partir de 2016, des mesures pourraient également voir le jour pour amorcer le processus de "rassemblement" : la création d'une académie commune, la création d'une formation baroque composée de musiciens des deux orchestres, création d'un ensemble de musique contemporaine, organisation d'un concert annuel réunissant l'ensemble des musiciens des deux formations.

Le ministre Didier Reynders tient à préciser qu'il ne s'agit pas de mesures pour réaliser des économies mais bien un investissement pour l'avenir. Un projet à long terme salué par Peter De Caluwe, le directeur de la Monnaie qui y voit bien les signes d'une réflexion basée sur l'investissement dans l'avenir.

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