Franck Riester propose une médiation entre la mairie de Saint-Ouen et le centre culturel Mains d’œuvres

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a proposé une médiation « sous l'égide de son ministère », pour mettre fin au différend entre la mairie de Saint-Ouen et le centre culturel Mains d'Œuvres, qui a été expulsé mardi 8 octobre, après un désaccord sur le non-renouvellement de son bail.

Franck Riester propose une médiation entre la mairie de Saint-Ouen et le centre culturel Mains d’œuvres
Le ministre de la Culture, Franck Riester , © AFP / Ludovic Marin

Dans un communiqué diffusé jeudi 10 octobre, Franck Riester, le ministre de la Culture, « regrette qu’une solution amiable n’ait pu être trouvée » au différend qui existe « depuis 2014 », entre le centre culturel Mains  d'Œuvres et la mairie de Saint Ouen. 

« Soutenu par le ministère de la Culture et de nombreux services de l’Etat, ce lieu constitue une ressource pour les initiatives culturelles du territoire portées par les habitants et pour les artistes qui y sont accueillis toute l’année en résidence », affirme le ministre. Franck Riester « propose sous l’égide du ministère de la Culture une médiation entre les deux parties, dès que possible ».

Par ailleurs, « les services de l’Etat, en particulier la Direction régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France (DRAC), sont pleinement mobilisés pour que le matériel appartenant aux artistes et opérateurs culturels présents hier sur place leur soit restitué au plus vite », souligne le communiqué de la rue de Valois.

Mardi 8 octobre 2019, l’association Mains d’Œuvres avait été expulsée par les forces de l’ordre du bâtiment municipal « occupé sans droit ni titre par l’association depuis le 31 décembre 2017 », selon un  communiqué de la mairie de Saint-Ouen. « Alors que la ville devait lancer les travaux d’un nouveau conservatoire municipal moderne, Mains d’Œuvres a refusé de quitter les lieux à la date prévue », déplorait le document. Selon la mairie, en 2015, l'association, cumulait « des impayés de loyers » et « s’était engagée à quitter les lieux » fin 2017.

L'association est installée depuis près de vingt ans dans ce bâtiment de 4.000 m2 aux abords du marché aux puces. Un message sur la page Facebook appelle à la « mobilisation de toutes et tous ceux qui se sentent investis dans notre société pour l’accès égal à toutes et tous à la culture ».