Début d’année « encourageant mais pas totalement rassurant » pour les théâtres privés parisiens

En 2016, sur huit mois, le nombre de places vendues dans les théâtres parisiens a augmenté de 1% par rapport à la même période l’année dernière. Mais les salles pâtissent toujours des conséquences des attentats du mois de novembre.

Début d’année « encourageant mais pas totalement rassurant » pour les théâtres privés parisiens
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« A défaut d’être totalement rassurants, ils sont plutôt encourageants ». Dans le journal Les Echos, Bernard Murat, le président du Syndicat national du théâtre privé (SNDTP) commentent les chiffres d’activité des huit derniers mois du théâtre privé parisien. Il détaille : « Fin 2015, la fréquentation avait connu une baisse de 35% après les attentats du 13 novembre. Celle de janvier à fin août est comparable à la même période en 2015, avec une diminution des recettes de 1% et une augmentation de 1% du nombre de places vendues. Le prix moyen d’une place est aujourd’hui proche de 28 euros ».

Bernard Murat constate également que le nombre de spectacles proposés a augmenté, mais que les durées moyennes d’exploitation ont diminué. « Si on peut se féliciter de la vitalité que cela traduit, on constate parallèlement une difficulté croissante d’équilibrer les comptes d’une production pour nos entreprises, sans parler des coût supplémentaires liés à la sécurité » explique-t-il aux Echos. Les dispositifs d’aides aux salles, comme le Fonds d’urgence activé par l’Etat au lendemain des attentats, n’ont que peu bénéficié au théâtre privé écrit le journal. Ce Fonds d’urgence, abondé à nouveau en juin 2016 à hauteur de près de 7 millions d’euros pour atteindre 14,5 millions d’euros, a pour objectif d’accompagner les établissements face aux surcoûts liés au renforcement des mesures de sécurités, et pallier la chute de recettes induite par la baisse de fréquentation, les annulations et les reports de spectacles.

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