Daniel Barenboim et le West-Eastern Divan Orchestra pour la Journée internationale des droits de l'homme

[ REPLAY ] A l’occasion du 65e anniversaire de la Journée des Droits de l’Homme, France Musique et l’Union Européenne de la Radio vous offrent le concert du West-Eastern Divan Orchestra, dirigé par Daniel Barenboim, dédié à la compréhension entre les civilisations et aux droits de l’homme, qui a eu lieu le 31 octobre dernier aux Nations Unies à Genève.

Daniel Barenboim et le West-Eastern Divan Orchestra pour la Journée internationale des droits de l'homme
Journée Internationale des Droits de l'homme MEA

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Depuis sa fondation en 1999 par l’écrivain américano-palestinien Edward Saïd et le chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim,le West-Eastern Divan Orchestra n’a eu de cesse de promouvoir le dialogue et le vivre-ensemble entre les peuples du Moyen Orient par la musique en permettant aux jeunes musiciens de se rencontrer, de cohabiter, de vivre cote à cote leur passion et d’apprendre à se connaitre. En plus de quinze ans d’existence, il est devenu le symbole de la lutte pacifique contre la haine et l’ignorance par la force de la musique. A l’occasion du concert à Genève, Daniel Barenboim a tenu à s’exprimer :

« Nous les musiciens, sommes les citoyens du monde. Nous ne connaissons pas de frontières. Nous jouons de la musique allemande, française ou espagnole partout. Mais nous avons aussi nos identités, parfois multiples, qui nous inspirent ou nous font réfléchir. Comme pour Edward Saïd, aujourd'hui disparu, qui a fondé cet orchestre avec moi, il s'agit de l'oeuvre de ma vie. Dans cet orchestre, vous voyez les musiciens d’Israël, Juifs et Arabes, Palestiniens de la diaspora en Jordanie ou en Syrie, Libanais, Egyptiens, Soudanais, Turcs, Espagnols et Iraniens. Cela veut tout dire. Pour terminer, je souhaiterais exprimer mon désir que tous ces pays, allant du Liban au Nord jusqu’à la Mer Rouge au sud, de l’Israël à l’ouest jusqu’à l’Iran à l’est, arrivent à vivre selon les principes de la Révolution française : d'abord la Liberté, l'Egalité ensuite et évidemment, la Fraternité comme le résultat des deux principes précédents. Même si aujourd'hui je peux concevoir que la Fraternité se fera encore un peu attendre dans la région, commençons par la Liberté et l'Egalité, travaillons et luttons tous ensemble à cela. Il y a trop d’injustice, trop de souffrance. Ce que nous faisons ici à travers la musique, c’est certainement une inspiration, mais c’est aussi un havre de paix. »

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