Coronavirus : Fabrication de masques dans des ateliers d'opéras

En pleine épidémie de Coronavirus, des couturières et des couturiers d’ateliers d'opéras ont confectionné des masques pour le personnel soignant et les personnes qui continuent de travailler, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis.

 Coronavirus : Fabrication de masques dans des ateliers d'opéras
Confection de masques dans l'atelier de l'Opéra d'Atlanta, © Capture d'écran Opéra d'Atlanta

Pour répondre à la pénurie de masques, en pleine épidémie de coronavirus, plusieurs ateliers d'opéras ont fait preuve de solidarité, en confectionnant des masques en tissu, distribués au personnel de santé et aux employés qui doivent continuer d’aller travailler.

En France, à Avignon, les ateliers Couture de l’Opéra et du Conservatoire ont fabriqué 300 masques, pour les mettre à disposition des agents de la collecte des déchets du Grand Avignon. 

« Aujourd’hui la question ce n’est plus « comment sauver nos productions ? » mais « comment sauver des vies? » », indique Tomer Zvulun, directeur artistique de l’atelier de l’Opéra d’Atlanta. L'atelier de l'institution lyrique américaine fabrique 220 masques par jour, indique le site Artsalt, pour fournir les hôpitaux de l’Etat de Géorgie.

Pour confectionner ces masques, qui permettent aux personnels mobilisés de travailler en sécurité, les institutions doivent respecter une procédure officielle. Ces modèles, lavables et réutilisables, ne sont cependant pas destinés aux personnes en première ligne, comme le rappelle le Ballet de Tulsa, en Oklahoma, aux Etats-Unis. Les masques en tissu fabriqués par les ateliers ne peuvent pas être utilisés par des patients atteints du Covid-19 ou des médecins qui traitent directement le virus. A Tulsa, ils serviront aux autres équipes soignante d’hôpitaux, également débordées, qui ont fait appel à eux. 

En Allemagne, la fabrication de masques est une activité qui s’est répandue dans de nombreux ateliers. Dans celui de l’Opéra de Bonn, les nombreuses couleurs des tissus des costumes ont été remplacées par le « beige neutre » de celui des masques, peut-on lire dans la presse locale. Les cinq couturières et tailleurs de l’opéra espèrent confectionner 1000 exemplaires de masque par semaine, pour les remettre au service sanitaire municipal. Un mouvement suivi par le Deustch Oper de Berlin et le Bayerische Staatsoper à Munich, et qui devrait certainement encore s'étendre.