Centenaire Yehudi Menuhin : "Je ne cesserai jamais de cheminer vers la sagesse"

A l'occasion du centenaire de la naissance du violoniste Yehudi Menuhin, réécoutez le récit de sa vie que le musicien livre au micro de Jacques Chancel pour Radioscopie en 1977.

Centenaire Yehudi Menuhin : "Je ne cesserai jamais de cheminer vers la sagesse"
Yehudi Menuhin en cca 1950© CORBIS

Yehudi Menuhin, un sage ? En 1977, Jacques Chancel reçoit le violoniste dans son émission emblématique Radioscopie. Violoniste et chef d'orchestre, personnage public parmi les plus médiatisés de la musique, musicien engagé, Yehudi Menuhin livre une confession intimiste sur ses racines, son rapport à la musique, son enfance, ses angoisses sur la marche du monde et sa vision de l’avenir.

« J’ai choisi le violon de manière instinctive. C’était un instrument très répandu parmi les Juifs russes. Comme je le dis toujours, le violon est une prolongation de la voix. C’est l’instrument le plus intime, l’instrument que l’on porte avec soi, l’instrument le plus sensible à l’émotion personnelle. Il est à la fois sensuel par la forme et appartient à l’âme par sa sonorité. Il est facile à transporter, donc sans racines, moyen d’expression par excellence du peuple juif. Le violon l'est aussi d’un autre peuple errant : les Tziganes. Les deux peuples ont des liens très forts : errants et déracinés, ils sont deux pôles d'une même condition, les Juifs urbains et littéraires, les Tziganes nomades.
Dans la région du sud de la Russie, d'où est originaire ma famille, les Tziganes et les Juifs vivaient cote à cote, et c'est le violon qui était leur instrument par excellence.
»

►Ecoutez l'intégralité de l'émission :

À ÉCOUTER

Radioscopie par Jacques Chancel, itw de Yehudi Menuhin

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