Audiences en hausse pour le Concert de Paris

Devant plusieurs centaines de milliers de personnes sur le Champ-de-Mars, le Concert de Paris, suivi du traditionnel feu d’artifice de la capitale, a clôturé la journée de fête nationale. Un programme plein de tubes qui a séduit plus de 3 millions de téléspectateurs en France.

Audiences en hausse pour le Concert de Paris
Le Concert de Paris, comme chaque année, était clôturé par le feu d'artifice, tiré depuis la tour Eiffel., © AFP / Karine Pierre

On dit qu’il s’agit du « plus grand événement de musique classique au monde ». Et en effet, les audiences de la septième édition du Concert de Paris ne trompent pas. Diffusé sur France 2, le spectacle musical a attiré plus de 3,1 millions de téléspectateurs (soit près de 20 % de part d’audience), auxquels on peut ajouter les auditeurs de France Inter, également diffuseur de la soirée. 

Comme chaque année, les Français n’étaient pas les seuls à suivre le Concert de Paris devant leur écran. Plus de quarante pays ont vibré au son de la prestigieuse scène, en direct ou en différé. Les chaînes de l’Union européenne de radio-télévision ont programmé le concert, offrant une diffusion en Eurovision de l’événement. L’Amérique et l’Asie ont aussi profité du concert, avec une retransmission sur la chaîne publique chinoise, notamment, qui a attiré de nombreux spectateurs. En tout, ce sont donc plus de 20 millions de personnes qui ont assisté à l’événement depuis leur poste. 

Un programme international

Le spectacle, qui met à l’honneur des tubes de la musique classique française avec Offenbach, Gounod, ou encore Bizet, s’attarde aussi sur des succès mondiaux, de Vivaldi à Brahms, en passant par Berlioz et Mozart. Il a également réuni de grands noms, avec notamment le ténor Roberto Alagna, la soprano Aleksandra Kurzak, la mezzo Gaëlle Arquez, la basse allemande René Pape, le contre-ténor polonais Jakub Józef Orliński, la guitariste chinoise Xuefei Yang, le violoncelliste Gautier Capuçon ou encore la pianiste franco-géorgienne Khatia Buniastishvili. Le tout dirigé par le chef d'orchestre Alain Altinoglu

« Ce qui détermine nos choix, c’est avoir les meilleurs, offrir le meilleur, sans faire de compromis », assure Yannis Chebbi, le producteur du Concert de Paris. Il l’admet, même si la rigueur artistique prime, les organisateurs veulent satisfaire tous les publics spectateurs, de la Chine au Canada, en passant par l’Allemagne. Et pour lui, le « plus grand événement de musique classique » n’est pas qu’un argument marketing. Sûr de lui, Yannis Chebbi insiste : « une diffusion en prime-time en France et à l'étranger, des audiences record, un jauge de public sur place à près de 500 000 personnes. Tous ces éléments combinés, on parle bien du plus grand concert du monde. »

Bien que le caractère du spectacle soit international, avec des artistes venus de tous les continents, les trois couleurs bleu-blanc-rouge ne sont jamais très loin. Le concert se termine, comme toujours depuis sa création en 2013, par une Marseillaise, lancée par l'Orchestre national de France, le Chœur et la Maîtrise de Radio France, et reprise par la foule, drapeaux tricolore et européen à la main. 

Quelle fête en 2020 ?

Après de longues acclamations du public, Strauss et son Ainsi parlait Zarathustra sonne l’introduction du feu d’artifice tant attendu. Un magnifique bouquet offert à la tour Eiffel. Pour sa 130e fête nationale, la Dame de fer a brillé de plus de 10 000 effets pyrotechniques. Un spectacle de 40 minutes avec pour thème la Fête de la Fédération. 

L’an prochain, la programmation sera sans doute tournée vers les artistes femmes. Cheffe, musiciennes et solistes. Sans dévoiler de nom, le producteur du concert souffle qu’il veut créer « un hymne aux grandes voix féminines, dans un concert dirigé jusque-là que par des hommes ». L’organisation et les échanges avec Radio France débuteront en septembre. Le temps de réfléchir à d’autres éventuels projets ou objets artistiques. « Pourquoi pas une double-thématique en intégrant l’Afrique, car l’année 2020 sera celle de ce continent...», conclut Yannis Chebbi. Réponse aux pieds de la tour Eiffel, le 14 juillet prochain.