Allemagne : une lourde amende infligée à des fabricants d'instruments qui se sont entendus sur les prix

Des filiales allemandes de Yamaha, Roland et Fender ont notamment incité des commerces à ne pas vendre des violons en dessous de prix minimum fixés. Elles devront payer, avec des magasins et des salariés, une amende d'environ 21 millions d'euros au total.

Allemagne : une lourde amende infligée à des fabricants d'instruments qui se sont entendus sur les prix
Yamaha et Roland ont aussi utilisé des logiciels de surveillance des prix de vente afin de s'assurer que les commerçants respectent les minimum convenus, © AFP / OLIVER BERG

Ils auraient mieux fait de ne pas accorder leurs violons. Le gendarme allemand de la concurrence annonce ce jeudi avoir infligé une lourde amende à trois fabricants d'instruments de musique majeurs et des commerçants pour avoir accordé leurs violons sur les prix. Des filiales allemandes de trois grands noms du secteur, les japonais Yamaha, Roland, et l'américain Fender, deux commerces d'instruments de musique ainsi que des salariés occupant des postes à responsabilité devront ainsi payer une amende d'environ 21 millions d'euros au total, indique l'Office anti-cartel.  

"Les fabricants et commerçants d'instruments de musique ont systématiquement et pendant des années agi de manière à limiter la concurrence sur les prix pour les consommateurs finaux", a déclaré Andreas Mundt, président de l'office, cité dans un communiqué. "Les fabricants ont pour le moins incité les principaux commerces Thomann et MUSIC Store à ne pas vendre en dessous de prix minimum fixés, ce qu'ils ont fait dans la plupart des cas", précise M. Mundt.  

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Des logiciels pour surveiller les prix de vente

Yamaha et Roland ont par ailleurs tous deux utilisé des logiciels de surveillance des prix de vente afin de s'assurer que les commerçants respectent les minimum convenus. L'enquête a également révélé que les commerçants incriminés ont fixé de concert des augmentations de prix sur certains produits, et ce entre décembre 2014 et avril 2018.  L'amende infligée "envoie un signal clair à l'ensemble de la branche sur le fait que des ententes sur les prix ne sont pas tolérées", a jugé le chef de l'office. L'enquête avait été ouverte en avril 2018.