Alain Surrans nommé à la tête d’Angers-Nantes Opéra

Après douze années passées à la tête de l’Opéra de Rennes, Alain Surrans a été nommé à la direction d’Angers-Nantes Opéra. Il occupera pleinement ses nouvelles fonctions à partir du 1er janvier 2018.

Alain Surrans nommé à la tête d’Angers-Nantes Opéra
Alain Surrans, © AFP / Damien Meyer

C’est donc Alain Surrans qui succédera à Jean-Paul Davois à la tête d’Angers-Nantes Opéra (ANO). A compter du 1er mai 2017 il deviendra directeur général désigné de l’établissement, puis « il occupera pleinement les fonctions de directeur général à compter du 1er janvier 2018 », indique le communiqué de l’ANO.

Alain Surrans dirige depuis 12 ans l’Opéra de Rennes, fonction qu’il n’occupera donc plus à partir du 31 décembre 2017. Auparavant, il avait été conseiller du directeur de l’Opéra de Paris (2003-2004), conseiller pour la musique au ministère de la Culture (1988-2001), et directeur de la programmation à l’Auditorium Maurice Ravel et de l’Opéra National de Lyon (1994-1998).

« Très attaché à l’idée de faire de l’opéra un art d’aujourd’hui, il a à cœur de renforcer encore l’adhésion des publics », souligne Angers-Nantes Opéra. Parmi les grands axes de son projet, on retrouve « une approche renouvelée de l’action vers tous les publics, avec une préoccupation notable pour les propositions participatives et celles dirigées vers les familles. » S’ajoute à cela« une insertion accrue dans les réseaux nationaux et internationaux de production », en vue du rapprochement entre Angers-Nantes Opéra et l’Opéra de Rennes.

Interrogé par l’AFP à propos de ce rapprochement, Alain Surrans a expliqué que « les possibilités vont d’une simple collaboration (…) jusqu’à une éventuelle fusion des structures. Entre les deux, il y a toutes sortes de scenarii de mutualisation des moyens financiers, techniques et humains des deux maisons. »

Alain Surrans a également développé sa vision de l’ouverture de l’opéra vers le grand public : « On dit toujours que l’opéra est élitiste et ne touche que les riches. Ce n’est pas le problème majeur. Le problème majeur, c’est qu’une majorité de parents entre 25 et 45 ans, élevant des enfants, ne viennent pas à l’opéra parce que ce n’est pas une sortie familiale ». D’où l’idée de programmer des concerts à 4 euros pour « emmener nos enfants et les initier à l’opéra. Il s’agit à chaque fois de raconter un opéra avec quelques chanteurs, un pianiste. On donne des extraits, c’est pédagogique, ludique, divertissant et ça permet aux familles de venir ensemble pour 20 euros ».

avec AFP