« Adios José », José Carreras a fait ses adieux à la scène

Mis à jour le jeudi 16 septembre 2021 à 16h46

C’est sur la scène de l’opéra de Vienne que le ténor José Carreras a fait ses adieux professionnels mardi 14 septembre, là où il avait vécu certains des moments les plus importants de sa carrière et où il avait fait son retour après sa leucémie.

« Adios José », José Carreras a fait ses adieux à la scène
Le ténor José Carreras a fait ses adieux à la scène. Ici en 2019 au "José Carreras Gala" qui récolte des fonds pour sa fondation qui finance la recherche contre la Leucémie, © Getty / Jan Woitas/dpa-Zentralbild/dpa

Le ténor de 74 ans a choisi Vienne pour tirer sa révérence, avec un dernier concert dont les bénéfices sont reversés à une œuvre de charité. Pour l'occasion la façade du Staatsoper affichait en lettres géantes « Adios José », comme un ultime hommage au ténor qui avait avec le public viennois un rapport particulier.

Après quelques mots du directeur de la maison, José Carreras s’est lancé dans un programme qui mêlait des mélodies italiennes de Tosti et de Falvo et d’autres en espagnol de Rodrigo, avec entre les morceaux la projection d’extraits d’anciens concerts. Le ténor était accompagné par Lorenzo Bavaj, pianiste avec lequel il a beaucoup chanté, et le Quatuor Kallisto. Sont montés sur scène également Johanna Wallroth soprano et Michel Arivony, tous deux chanteurs membres du studio de l’Opéra de Vienne, comme pour symboliser ce passage de relai entre les générations d'artistes. 

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Une autre star de l’opéra était aussi présente aux côtés du ténor, Elīna Garanča qui déclarait pour la télévision autrichienne : « Toucher cette légende et chanter avec elle, c’est vraiment un moment de ma vie qui restera à jamais dans mes pensées. »

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« Vienne est ma maison d’opéra préférée »

Entre Vienne et le ténor, c'est une longue histoire. Le site de l’opéra rappelle que Carreras a fait ses débuts sur la scène en 1974 en Duc de Mantoue de Rigoletto avant d’être Cavaradossi dans Tosca en 1977 puis Rodolfo dans La Bohème, rôle qui lui vaut 45 minutes d’applaudissements. S’en suivent Don Carlos, Samson, Don Jose, Werther… Plus de 140 soirées sur les planches de Vienne. « L’Opéra de Vienne est pour lui sa maison artistique » déclarait au début de la soirée Bogdan Roščić, son directeur actuel.

De son côté José Carreras expliquait : « Vienne est ma maison d’opéra préférée, tout ce j’ai reçu du public ici, une forme de respect et de proximité avec lui (…) aucun autre maison d'opéra n’a les connaissances qu’ils ont ici ».

C'est en effet à Vienne que le ténor était remonté sur scène en 1988 après avoir interrompu sa carrière. Un an plus tôt, alors qu'il tournait dans un film de La Bohème à Paris, on lui diagnostique une leucémie dont il était réchappé de justesse. Son choix du Staatsoper était donc particulièrement symbolique et il avait continué à s'y produire jusqu'en 1996. Depuis plusieurs années, il ne se chantait plus qu'en de rares occasions. 

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Une retraite programmée depuis longtemps

Le Covid avait probablement retardé ces adieux puisque en 2017 José Carreras annonçait déjà au New York Times penser prendre sa retraite en 2019 :

Tôt ou tard, il faut faire face à la réalité, non ? Arrêter votre vie professionnelle. Les projets que j'ai maintenant vont jusqu'en 2018 et peut-être une partie de 2019 - dans deux ans. Chaque fois que je monte sur scène, je me rends compte à quel point j'aime ça, et je réalise que la fin est très proche - alors j'en profite de plus en plus. Mais je ne pense pas que plus de deux ans.

La voix du ténor, altérée avant même sa maladie, accusait en effet l’âge mais qu’importe, ce concert était une occasion pour le public viennois de lui dire au revoir mais aussi de faire une bonne action puisque le chanteur a annoncé reverser son cachet à l’association CAPE 10 qui s’occupe de différents projets pour faciliter la vie des malades.