À la rencontre de la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique

La Maîtrise populaire de l’Opéra Comique se produit dimanche 16 septembre 2018 dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Une occasion pour certains de découvrir cette école qui promeut la musique et la diversité.

À la rencontre de la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique
Illustration Maîtrise, © Getty / Nikada

Cette année, les Journées européennes du patrimoine, qui se tiennent les 15 et 16 septembre, ont pour thème « l’art du partage». Partout en France, près de 17 000 monuments ouvrent leurs portes et proposent plus de 26 000 animations.  

Parmi ces initiatives, se tiendra un concert de la Maîtrise populaire de l’Opéra Comique à Paris. Cette institution qui existe depuis 3 ans permet à 120 jeunes de 8 à 25 ans d’apprendre les arts de la scène, danse, théâtre, claquettes, formation musicale, chant et même langue des signes. Tous n’ont pas de formation classique, à l’image de Camille, élève de 17 ans en 2e Cycle : « Tout ce qui se rapproche du conservatoire classique ne m’a jamais vraiment intéressé. Mais découvrir la danse d’une autre manière m’a justement donné envie de voir plus loin et d’essayer de nouveaux cours. »

Ne pas avoir suivi de cours au conservatoire ou en école de musique constitue même un plus lorsque l’on passe une audition pour intégrer la Maîtrise populaire. Sarah Koné, sa fondatrice et directrice artistique, explique juger plutôt la motivation des élèves : « Notre objectif c’est de maintenir un niveau d’exigence artistique en proposant à des enfants qui n’ont pas le profil de maîtrisiens classiques une formation d’exigence totalement pluridisciplinaire. L’objectif sous-jacent est peut-être, à terme, de parvenir à renouveler le profil des chanteurs qui travailleront sur les plateaux d’ici à une dizaine d’années. »

La méthode Dalcroze

A la Maîtrise, les professeurs utilisent une méthode d’enseignement bien particulière, la méthode Dalcroze. « C'est une formation suisse qui passe beaucoup par le mouvement et le ressenti », explique Sarah Koné. « Dans leur classe de solfège, les enfants n’ont pas de table, de chaise ou de crayons, ils ont des balles de tennis, des tambourins ou des foulards », poursuit la directrice. 

Le résultat de cette méthode est à découvrir dimanche 16 septembre pour les Journées européennes du patrimoine à l’Opéra-Comique, à Paris. La Maîtrise populaire réserve une petite surprise vers 14h30 Place Boieldieu, et un concert autour d’Offenbach, salle Favart à 16h15.