3 questions à Zhora Sargsyan, finaliste du concours Long-Thibaud 2019

Mis à jour le mercredi 13 novembre 2019 à 11h48

Faîtes connaissance avec Zhora Sargsyan, l'un des six finalistes au concours Long-Thibaud-Crespin 2019 dédié au piano. L'Arménien de 24 ans participe aux deux épreuves finales qui se tiennent à Paris dans l'Auditorium de la Maison de la Radio, à partir du mercredi 13 novembre.

3 questions à Zhora Sargsyan, finaliste du concours Long-Thibaud 2019
Zhora Sargsyan, 24 ans, Arménie. L'un des six finalistes du concours Long-Thibaud-Crespin 2019, © Masha Mosconi

France Musique : Qu'est-ce qui vous a poussé à participer au Concours Long-Thibaud-Crespin ?

Zhora Sargsyan: Quand j'avais 14 ans, je suis venu à Paris pour la première fois à l'occasion d'un concours de piano pour enfants et adolescents. J'en ai gardé tant de bons souvenirs que j'ai voulu revivre l'expérience. J'ai également trouvé le programme proposé très intéressant, notamment avec cet accent mis sur la musique française. C'est assez surprenant quand on voit les programmes des autres concours, avec toutes ces sonates du répertoire allemand, etc. Et puis il y a ce jury, avec Martha Argerich

Parmi les œuvres imposées lors du concours, et notamment celles que vous avez travaillé spécialement pour le concours, avez-vous eu un coup de cœur ? 

Absolument. J'ai découvert Fauré et sa musique à l'occasion du concours. Je dois avouer que je ne l'avais jamais joué et je n'avais jamais entendu la Barcarolle n°5 en fa mineur. Je suis vraiment tombé amoureux de cette musique et je ne comprends pas pourquoi je la découvre seulement maintenant. Et c'est plutôt difficile à jouer d'ailleurs. Quand vous jouez Beethoven, vous avez déjà la musique dans la tête. Avec Fauré, c'est un nouveau monde qui s'ouvre. 

Qu'est-ce qui, pour vous, est le plus difficile à gérer dans un concours comme celui-ci ?

Je trouve que tout est difficile ! (rires). Le programme demandé est très exigeant et un concours, ce n'est pas seulement jouer de la musique, c'est aussi un challenge mental. Vous devez être très présent, très concentré. C'est compliqué pour moi parce que je suis quelqu'un de très sensible et la moindre petite chose peut me déconcentrer. Plus que d'habitude, je suis focalisé sur la musique, pour éviter de penser aux autres candidats. C'est une compétition avec moi-même, pas avec les autres. Notre principal concurrent, c'est nous mêmes.