3 questions à Jean-Baptiste Doulcet, finaliste du concours Long-Thibaud 2019

Faîtes connaissance avec Jean-Baptiste Doulcet, l'un des six finalistes au concours Long-Thibaud-Crespin 2019 dédié au piano. Le Français de 27 ans participe aux deux épreuves finales qui se tiennent à Paris dans l'Auditorium de la Maison de la Radio, à partir du mercredi 13 novembre.

3 questions à Jean-Baptiste Doulcet, finaliste du concours Long-Thibaud 2019
Jean-Baptiste Doulcet, 27 ans, France. L'un des six finalistes du concours Long-Thibaud-Crespin 2019, © Masha Mosconi

France Musique : Qu'est-ce qui vous a poussé à participer au Concours Long-Thibaud-Crespin ?

Jean-Baptiste Doulcet : Cela ne fait pas très longtemps que je participe à des concours. J'en ai eu besoin parce que je sentais que je manquais de rigueur dans mon travail depuis trop longtemps. Et je me suis rendu compte que c'était surtout à ça que servaient les concours comme le Long-Thibaud-Crespin : à nous faire travailler, à nous donner un cadre, une échéance, on ne peut pas tricher. Je crois qu'on apprend énormément des expériences de scènes pendant une compétition. Jouer sur la scène de la salle Cortot, le public au rendez-vous, et avec la possibilité d'être écouté par des programmateurs de festival ou de salles de concert, etc. Tout cela nous forge. 

Parmi les œuvres imposées lors du concours, et notamment celles que vous avez travaillé spécialement pour le concours, avez-vous eu un coup de cœur ? 

Je le connaissais déjà d'oreille mais je ne l'avais jamais joué : le Concerto n°3 de Bartók. Depuis tout jeune, il m'a toujours fasciné. C'est pour moi un des plus beaux concertos jamais écrit pour le piano. C'est donc génial de pouvoir le jouer pour la première fois avec orchestre lors de la finale. J'ai aussi découvert LeJeu des contraires de Dutilleux, c'est un vrai bonheur à jouer. 

Qu'est-ce qui, pour vous, est le plus difficile à gérer dans un concours comme celui-ci ?

Le plus difficile pour moi, c'est l'attente. On attend beaucoup pendant un concours et il faut éviter au maximum de penser à tous les autres. C'est difficile de s'empêcher de regarder ce que jouent les autres candidats. Ce doit être un moment d'égocentrisme absolu. On a besoin de se retrouver face à soi et de penser à sa performance, et c'est tout.