3 questions à Clément Lefebvre, finaliste du concours Long-Thibaud 2019

Faîtes connaissance avec Clément Lefebvre, l'un des six finalistes au concours Long-Thibaud-Crespin 2019 dédié au piano. Le Français de 29 ans participe aux deux épreuves finales qui se tiennent à Paris dans l'Auditorium de la Maison de la Radio, à partir du mercredi 13 novembre.

3 questions à Clément Lefebvre, finaliste du concours Long-Thibaud 2019
Clément Lefebvre, 29 ans, France. L'un des six finalistes du concours Long-Thibaud-Crespin 2019, © Masha Mosconi

France Musique : Qu'est-ce qui vous a poussé à participer au Concours Long-Thibaud-Crespin ?

Clément Lefebvre : On m'a poussé à m'y inscrire, je n'y pensais pas du tout. Et j'ai rapidement succombé à la tentation quand j'ai pris connaissance des membres du jury. Il y a énormément de pianistes que j'admire beaucoup. Je me suis dit que c'était le moment, d'autant plus que j'aurai bientôt atteint l'âge limite des concours. 

Parmi les œuvres imposées lors du concours, et notamment celles que vous avez travaillé spécialement pour le concours, avez-vous eu un coup de cœur ? 

Il s'agit du sixième nocturne de Fauré, que j'avais vaguement commencé à travailler avant le concours. C'est donc la première fois que je la jouais sur scène et je dois avouer que c'était comme une révélation, même si bien sûr, je connaissais déjà Fauré mais uniquement en musique de chambre. C'est un mélange de sentiments, il y a une science et un plaisir de l'harmonie, cette manière dont il fait sonner le piano avec ces basses opulentes. On alterne des instants où l'on se croit dans un salon avec un piano désuet et d'autres où on se trouve dans une immense cathédrale avec un orgue. C'est une musique qui me touche au plus profond. 

Qu'est-ce qui, pour vous, est le plus difficile à gérer dans un concours comme celui-ci ? 

C'est surtout en amont que c'est difficile. Nous étions pas mal de collègues et amis à y participer et au fur et à mesure, nous nous tenions en courant d'où nous en étions de notre préparation. Psychologiquement, c'est vraiment compliqué. C'est un très gros programme avec plus de 3 heures de musique à connaître sur le bout des doigts. Avec notamment l'oeuvre imposée et créée par Michael Jarrell qui est vraiment exigeante.