150 ans de la naissance de Paul Dukas : mais qui est-il vraiment ?

Né le 1er octobre 1865, le compositeur français Paul Dukas aurait fêté ses 150 ans ce jeudi. Peu connu du grand public, il a pourtant écrit une œuvre célèbre qui résonne encore dans de nombreuses têtes : l’Apprenti sorcier.

150 ans de la naissance de Paul Dukas : mais qui est-il vraiment ?
150 ans naissance de Paul Dukas

Un élève ordinaire

Né en 1865 au sein d’une famille de musiciens, c’est à quatorze ans que Paul Dukas (1865-1935) entre au Conservatoire de Paris dans la classe d’harmonie de Théodore Dubois. Elève ordinaire, il décide rapidement que le piano ne lui convient pas. Il abandonne cette formation et se tourne vers la classe de composition dirigée par le professeur Ernest Guiraud. Entre 1882 et 1889 Dukas se met au travail et compose une vingtaine d’œuvres qui rencontreront un faible succès. Arrivé second au Prix de Rome en 1888, Dukas démotivé décide de clore ses études.

Critique et compositeur

C’est à 25 ans que Paul Dukas quitte le conservatoire. Dans un premier temps – pour des raisons financières – il se tourne vers la critique musicale dans les plus grands journaux de son temps : Minerve, La Chronique des Arts, La Revue Hebdomadaire … et devient vite une référence dans ce milieu.

Il fait ses débuts de compositeur à Paris avec la création de l’ouverture de Polyceute écrite en 1891 par Charles Lamoureux. Mais il faudra attendre 1897 avant qu’il ne rencontre un véritable succès populaire avec son célèbre scherzo l’Apprenti Sorcier, inspiré par le poème Der Zauberlehrling de Goethe**. * S’en suit avec succès son opéra Ariane et Barbe-Bleue* créé à l’Opéra Comique.

Enseignant

En 1910, il se lance dans l’enseignement et devient titulaire de la classe d’orchestre du Conservatoire de Paris avant de diriger la classe de composition et d’orchestration où il aura notamment pour élèves : Olivier Messiaen, Maurice Duruflé, Jean Hubeau, Georges Favre.

Reconnu dans le monde musical comme un professeur et compositeur talentueux son perfectionnisme le pousse, dans les années 1920, à détruire un grand nombre de ses partitions dont une seconde symphonie, un poème symphonique, une sonate pour piano et violon, un drame lyrique et deux ballets. Son dernier chef d’œuvre, le ballet La Péri, créé en 1912 aura échappé de peu à la destruction.

Paul Dukas décède à Paris le 17 mai 1935. Malgré une œuvre restreinte (7 œuvres principales et 5 partitions plus réduites) il aura marqué toute une génération par son perfectionnisme et l’élaboration à l’extrême de ses compositions :
« L’œuvre de M. Dukas toute entière nous semble marquée comme l’effort continu d’une personnalité pour se dépasser elle-même, au sein d’un ordre supérieur où il ne subsiste plus que le souvenir sublimé, l’essence intellectuelle de ce qu’elle fut en tant qu’individualité immédiate », écrit à son sujet le philosophe Gabriel Marcel.

A écouter: l'émission Dans l'air du soir consacré au 150 ans de Paul Dukas, jeudi et vendredi.

cdn.knightlab.com

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