Anne Gastinel

le dimanche 9 février 2014

Bienvenue au Diable Beauvert ! N’en déplaise aux jacobins de tous poils, on peut bel et bien finalement être prophète en son pays, naître entre Rhône et Saône, et vivre toujours aujourd’hui dans la capitale des Gaules tout en menant une belle carrière internationale. Aussi c’est sur le mode du bouchon que nous déjeunerons aujourd’hui - alors montez le son !

C’est donc aux portes de Lyon qu’elle voit le jour, à l’enseigne poétique de Tassin la demi-lune, dans une famille de musiciens. Papa compose, maman pianote, et toute la fratrie fait sagement ses gammes. On la juche dès son plus jeune âge sur un tabouret de piano, elle tâtera aussi du hautbois plus tard, mais c’est le violoncelle de sa sœur aînée qui la fascine, et à 4 ans elle a enfin le droit de s’y mettre.
Elle donne son premier concert télévisé à 10 ans, tout en rêvant aussi de faire du foot - elle sera même capitaine d’une équipe de garçons -, et entre l’année suivante au Conservatoire de Lyon, puis à 15 ans à Paris, en 3e cycle dans la classe de Philippe Meyer, se perfectionne auprès de Janos Starker ou de Yo Yo Ma... et se lance dans les concours, remportant à 17 ans celui de Scheveningen.
Maman se dit qu’un talent pareil ça doit rayonner, et la persuade de s’inscrire au Concours Eurovision des jeunes musiciens où elle représente la France à Vienne. Elle rentrera bredouille mais qu’importe, toute l’Europe l’a vue, y compris Maxime, un ami d’enfance qui deviendra son mari.
Il ne lui manque plus alors qu’un prix au Concours Rostropovitch, lequel lui lance : "Toi ma belle, tu es une grande", pour que sa carrière soit lancée - une carrière indissociable de ses hommes, comme elle surnomme ses instruments, Albert le premier, puis le Bergonzi, le Goffriller de Pablo Casals que lui prête sa veuve Martha Istomin... jusqu’à ce qu’elle succombe au charme d’un bel italien, son Testorino auquel elle parle chaque jour, quitte à l’engueuler s’ils ne sont pas contents l’un de l’autre.
Le reste, elle vous le dira elle-même, alors vite attablons-nous en compagnie d’Anne Gastinel !

Avec la complicité téléphonique de Pierre Morlet, violoncelliste du Quatuor Diotima, et de Maxime Grange, époux d'Anne Gastinel

Programme musical

Jean-Sébastien Bach
Suite pour violoncelle n° 6 en ré majeur BWV 1012
I. Prélude

Anne Gastinel, violoncelle
Naïve V 5121

Francis Poulenc
Sonate pour violoncelle et piano
III. Ballabile

Anne Gastinel, violoncelle
Claire Désert, piano
Naïve V 5259

Franz Schubert
Ständchen D. 957 N° 4 (arrangement pour violoncelle et piano)
Anne Gastinel, violoncelle
Claire Désert, piano
Naïve V 5021

Franz Schubert
Quintette à cordes en ut majeur D. 956
II. Adagio

Quatuor Diotima
Anne Gastinel, 2e violoncelle
Naïve V 5021

Edward Elgar
Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85
II. Lento - Allegro molto

Anne Gastinel, violoncelle
City of Birmingham Symphony Orchestra, dir. Justin Brown
Naïve 4961

Eric Tanguy
In Terra Pace
Anne Gastinel, violoncelle
Philharmonie de Radio France, dir. Michel Plasson
Triton 172

Enrique Granados
Danse espagnole n° 5
Anne Gastinel, violoncelle
Pablo Marquez, guitare
Naïve V 5182

Anton Dvorak
Concerto pour violoncelle n° 2 en si mineur op. 104
I. Allegro

Anne Gastinel, violoncelle
Orchestre National de Lyon, dir. Emmanuel Krivine
Valois 4786

Ludwig van Beethoven
Sonate pour violoncelle et piano n° 3 en la majeur op. 69
II. Scherzo : Allegro molto

Anne Gastinel, violoncelle
François-Frédéric Guy, piano
Naïve V 4995

Robert Schumann
Fünf Stücke im Volkston op. 102
V. Stark und markiert

Anne Gastinel, violoncelle
Claire Désert, piano
Naïve V 4897